Les patineurs les patineuses glissent le long des glaces roses sur des écrans de symphonie. Ils ondulent au bord de l'amour. Le corps accroché à leur corps, ils se caressent ils se frôlent comme deux cygnes au bord du nord quand ils s'embrassent sous les saules. De la Russie à la Norvège, les patineurs tournent souvent en s'émoussant dans les arpèges sur la musique en souriant. Ils dansent sur les glaces lisses en se berçant de Saints de glace, ils dansent sur les glaces lisses. Ils savent arrêter leurs allures pour s'aimer tout près des moulins, ceux de Hollande où les sculptures s'entourent de neige de petits nains. Le corps accroché à leur «suisse», ils font l'amour en tournoyant à la vitesse des hélices pour faire danser le firmament. Ils dansent sur les glaces lisses en se berçant de Saints de glace, ils dansent sur les glaces lisses. La bise en hiver des fantômes gravite au coeur de leurs étoiles. Ils ont le coeur dans les icônes quand ils se couchent sur la toile. Un pas de plus dans l'autre monde, les cristaux leur font des prières, ils ne s'arrêtent près des tombes que pour glisser sur la lumière. Le corps accroché à leurs veines, ils patinent jusqu'au paradis dans l'au-delá où sont les rennes qui les ramènent à la vie. Les patineurs les patineuses glissent le long des glaces roses sur des écrans de symphonie, ils ondulent au bord de l'amour.